#302
Reconfiguration terminée. Dans ma chambrette mansardée j'ai pris mes marques. J'ai changé de quartier, je suis désormais dans le centre, Marais, Cahiers de Colette à côté, dès la rentrée je pourrai assister à des tas de lectures, j'ai Beaubourg à 10 minutes aussi, bref.
Je suis lancée dans Une femme avec personne dedans, je travaille par sessions de nuits blanches, ça me fait beaucoup de bien, c'est mon rythme. J'ai corporellement l'air d'une zombie, mais c'est un dommage collatéral extrêmement accessoire. Maintenant je sais où je vais et comment faire pour y aller, ce qui est quand même rassurant. Mine de rien, je n'étais pas très sécurisée avec cet objet qui ne cessait de muter. Sa forme est stabilisée à présent, je n'ai plus qu'à dérouler le fil.
Je travaille sur un nouveau projet texte / son en collaboration avec un ami, nous profitons d'août pour avancer. Le nom du projet est La petite héroïne. Maxime compose la musique, je fais le texte et la voix. Il s'agit d'une douzaine de pièces sonores autour du concept de personnages féminins secondaires toxiques, issus de la fiction comme du réel. Le disque sortira en mars. Des extraits du work in progress seront mis en ligne dans LCTS, il y aura peut-être aussi une rubrique ici, dans les chantiers sonores.
Le programme de l'année est bouclé. Je rends mon manuscrit en octobre, le livre sortira en février. J'ai La petite héroïne comme chantier sonore, et la fin de l'oratorio, Juste après Cassiopée, à écrire. Je participe à Concordanse, aussi, en mars nous présenterons une performance dont je dois écrire le texte, avec le chorégraphe Christophe Haleb et le musicien Eddie Ladoire. J'ai deux commandes de livres, un tombeau sur les années 80 pour la collection de Jean-Michel Espitallier chez Philippe Rey, et un texte plus sérieux et poétique à amorcer mais à rendre l'année d'après au Mercure de France, pour la collection de Colette Fellous. Tout doit, à part le roman pour le Mercure, être terminé début avril. Là, je partirai à la Villa Médicis pour un an, afin de mener à bien mon projet sur Messaline.
Ca va être un très gros chantier, qui comporte un roman plus compliqué à faire que d'habitude, et une pièce sonore. Le roman s'appellera Messalina, dicit. Il sera chez Fiction & Cie, au Seuil. J'aurais mis des années à trouver ma maison d'édition adaptée, alors c'est clair, j'y suis j'y reste. La pièce sonore sera composée par Patrick Bouvet et Térence Meunier, les voix chantées interprètées par Armande Altaï. Travailler avec Armande Altaï, c'est un très vieux fantasme, aussi vieux que de mettre mes mots dans la bouche de Nicola Sirkis. La pièce sonore sera sous forme de livre cd au final, avec un dessin de Yamina Djarir en couverture. Je ne sais pas encore à qui je vais proposer l'objet, mais il va de soi que je pense fortement aux éditions Joca Seria. Il faut que je leur en parle.