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Extraction, suite. Vu les représ de chez Pollen, impeccable. Ils sont nombreux, semblent parfaitement comprendre ce qu'on fabrique, et sont agréables. Vu également quelques libraires, ai déjà mis en place des signatures pour Patrick Bouvet en octobre, Emilie Notéris et Philippe Adam en janvier. Il me manque encore une ou deux librairies partenaires sur Paris et je pourrai passer à autre chose. Les journalistes, ce n'est pas moi qui m'en charge, mais Noémie Sauvage, notre attachée de presse.

J'ai reçu par mail des textes intéressants aujourd'hui, probablement parce qu'ils n'émanaient pas de wannabe, entendre d'individus aspirant à avoir le statut d'écrivain, mais de personnes ayant un vrai rapport à la littérature. Ca fait longtemps que je voulais souligner ça, à cause du blog de Janine Colère, vous savez Mademoiselle Hostile Milieu / T'es pas née Justine Lévy c'est malchanceux. Le wannabe veut être publié non pas pour pouvoir continuer à écrire, ressentir une validation nécessaire de son travail par un éditeur, mais pour avoir le fabuleux destin de Frédéric Beigbeider. Le wannabe n'est jamais refusé parce que son travail n'est pas formaté commercialement, mais parce que sa prose est du sous-Machin-actuellement-dans-le-vent, ou de la narration plan plan. Le wannabe croit qu'une bonne histoire bien ficellée y a que ça d'vrai. Le wannabe rêve d'être chez Flammarion, parce que là bas y a la photo des auteurs en quatrième de couverture. Le wannabe a pour destin de finir aigri ou Bénédicte Martin, ça dépend de son réseau et de sa capacité à exhiber ses sous vêtements. C'est un peu triste, en somme, les wannabe. C'est pour ça qu'il vaut mieux ne pas trop s'y attarder. D'autant, qu'encore une fois, ça n'a strictement rien à voir avec les écrivains débutants.