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La chartre graphique d'Extraction est actuellement conçue par Eric Arlix. Pour ceux qui aurait manqué les épisodes précédents, Extraction est la collection que je crée à la rentrée aux Editions Joca Seria. Vous ne verrez rien avant septembre, quand le site de la collection sera en ligne, puisque le premier titre sort en octobre. J'hésite à faire une exception à la charte pour le premier livre, une photo plein pot, parce qu'elle est top, fait parfaitement écho au titre. C'est un cliché de Jean-Charles Massera. Le livre, c'est Open space de Patrick Bouvet. Je crois que tout le monde ici sait que je suis fan de Bouvet, mais ignore peut-être que ça remonte vraiment à la première heure. C'était en 1999, j'étais encore critique au Matricule des Anges, je n'avais pas publié Les Mouflettes d'Atropos, je l'écrivais par bribes, je me suis pris In situ en pleine gueule. J'en ai fait un article à l'époque, je n'avais pas la même identité.
Patrick Bouvet, je suis et soutiens son travail depuis onze ans, dès qu'on fait appel à moi pour lire du contemporain je le mets en avant, je vais voir ses lectures et ses perfs, écoute ses disques. C'est un des écrivains-laborantins les plus puissants que l'on ait en France, alors ouvrir ma collection sur un titre de lui, c'est plus que poser les jalons, c'est enfoncer le clou direct. En plus Open Space est un texte très fort, pas un écrit mineur, un texte sur la dématérialisation du monde, avec, par le bias de son héroïne, une expérience de lecture émotionnelle forte pour le lecteur, comme avec In situ, justement. Etrangement, alors que le livre traite de dissolution de l'être dans la machine-système, le ressenti est violent, la langue très incarnée. Mais j'y reviendrai plus tard.
J'ai la journée de libre, je vais en profiter pour avancer sur Le deuil des deux syllabes, la nouvelle pour Sens & Tonka aux Editions l'Une & l'Autre. Ca tombe bien, hier c'était la fête des mères.