#291
Une femme avec personne dedans avance, toujours très doucement. Je crois qu'il va y avoir une rythmique de travail particulière. De longs, très longs tunnels, parce que ça creuse en souterrain. Je tresse détresse retresse chaque phrase, je suis obsédée par la justesse, en ce moment.
C'est à cause d'Extraction, la collection que je monte chez Joca Seria à la rentrée. Je dois et vais devoir intervenir sur certains textes, faire réécrire l'auteur en lui conseillant des directions. Proposer des suppressions, des inversions, des aérations, des montages. Intervenir sur une matière qui n'est pas la mienne, et que je juge. C'est ça le problème dans le rôle d'éditeur, quand on est soi-même écrivain. Dans la mesure où je me veux extrêmement exigeante en tant qu'éditrice, je vais devoir l'être davantage encore avec moi-même. Déjà que je rigolais pas tout les jours, ça promet d'être atelier rigueur devant l'ordi jusqu'à la fin de l'été. Et dire que cette année je m'étais promis des vacances smiley de bon c'est vrai j'y ai jamais trop cru.
Mon programme est bouclé d'octobre à mai. Si vous avez envoyé un texte et que vous n'avez pas encore eu de retour, ça veut dire que votre texte n'est pas prèt en l'état. J'ai déjà envoyé les mails de refus catégorique et contacté les auteurs qui seront publiés chez Extraction sur 2010-2011.
En fait j'ai dix textes pas mal, mais à qui il manque systématiquement le petit quelque chose qui fait que ça tue. Pourtant, oui, effectivement, avec un peu plus de ci, un peu moins de ça, tel partie développée, là hop c'est clair, ça le ferait, mais grave. Donc voilà.
Si vous faites partie de ceux à qui je n'ai pas envoyé de compte rendu de lecture, et que : 1. Vous êtes prèts à retravailler. 2. Vous êtes prèts à attendre octobre 2011-mai 2012 pour voir l'objet en librairie, recontactez moi.