#288
C'était compliqué ces derniers jours, mais alors à un point. Je devais poser ou repenser les fondations de plusieurs chantiers à la fois, tous assez différents et certains collectifs. J'étais bloquée sur le roman comme pas permis, j'ai fait chier tout le monde. Genre d'habitude ça démarre tout seul et pas là ô angoisse de l'auteur qui soudain prend une majuscule à s'en cogner contre le plafond. Infinie patience d'Igor, soutien de la team, ici remerciements.
C'est réglé depuis quelques heures seulement, cette histoire de blocage doublé du je geins à en fissurer les murs et le cœur de mes copines y compris celles qui bossent dans la vraie vie avec un chef de service, des tableaux plein l'écran et un lever à 7h. Plaignez-moi, s'il vous plait, mes sœurs. Pauvre, mais pauvre poupounette.
J'ai appliqué mon système de problème / solution. De fait je me suis remise à l'oratorio, quelques heures ce soir. J'ai de nouvelles pistes, qui me motivent énormément. J'ai écrit une scène versifiée, destinée au chœur et à la soliste. Ca m'a fait du bien. J'avais beaucoup travaillé dessus mine de rien, j'ai tout le plan scène à scène sur trois actes, et presque fini le premier. C'est vraiment agréable comme exercice, tout le synopsis est fait, il suffit de transformer les idées et la trame en vers ou en prose poétique pensée pour l'oralité. C'est assez technique au premier abord, mais une fois que la métrique est déterminée ça vient tout seul. J'ai eu l'idée de la scène finale, aussi. A cause de la fin des Mouches de Sartre, "Ce sont les Érinyes, Oreste, les déesses du remords". Je vois bien le cerveau de Mathilde dévoré par les Erinyes.
Là je vais me remettre au roman, c'est l'heure. J'ai enfin tout trouvé. Ca s'appellera L'Effet Barnum. Ca ne parlera pas que d'amour, ce projet là je le remet, on verra, l'amour juste l'amour, quand même, des fois, j'vous jure, ça va pas bien.