#285
Cette année, ce n'était pas le salon du livre mais celui de la littérature. Ceux qui ont suivis les débats le savent, et l'ont fait eux-mêmes remarquer. Il y avait peut-être moins de monde, si ça se trouve, mais personne n'est venu pour de mauvaises raisons.
Aujourd'hui j'ai fait plein de trucs, dont commencer officiellement mon prochain roman. Ca fait depuis cet automne que j'ai signé, je dois le rendre en novembre prochain, pour une sortie en janvier. J'ai dégagé du temps pour ça, à part une perf en mai et une ou deux interventions, je n'ai rien d'autre à faire qu'écrire. Ca va être un peu tendu au niveau des finances, mais je dois absolument me mettre en immersion.
Je n'ai pas le titre. J'ai la première page, mais je ne sais pas encore si la première page en question ouvrira le livre. Je suis en train de définir la structure globale, j'en suis au stade où on a les thématiques, l'histoire, et qu'il faut à présent s'organiser. C'est le moment que je préfère. Tout est absolument ouvert, j'ai les matériaux de bases, et avec ça je dois créer un objet littéraire qui tienne debout tout seul une fois en librairie.
J'ai pas le titre parce que je ne sais pas encore à quoi je veux que ça ressemble. Sur quels codes du roman je vais jouer, puisqu'il s'agira d'un roman. Quelle forme je veux lui donner, à cette histoire d'amour, puisqu'il s'agira d'un roman d'amour. Soit l'exercice le plus casse gueule depuis l'invention de l'imprimerie. Tout à l'heure, devant l'ordi, j'ai falli fuir, faire un livre autre, sur autre chose, très différent. Et puis je me suis dit que si je prenais pas de risques, ça limiterait mon intérêt. Je me lasse très vite, j'ai besoin de stimulations, de difficultés, de lancer le mécanisme du problème / solution. Alors donc, un roman d'amour. Lui trouver la forme adéquate.
J'y retourne. Après une pause qui tombe à pic.