#283
Dans la presse ils s'énervent, et pourtant cette année, tout du moins de ma fenêtre, c'est assez différent. La première année vraiment agréable, oui agréable, le Salon du Livre cette année je trouve ça mieux que d'habitude. En boudant le salon, certaines grosses écuries qui produisent quand même globalement des romans à la con, avec des auteurs stars qui font leur numéro vomitif, en boudant le salon, donc, ces entreprises à décérébrer nous ont rendu une fier service. C'est un salon non pas du livre, mais de la littérature cette année.
Bien sûr, il y a encore des files d'attente avec des barrières, des auteurs sagement parqués, mais ça sent moins l'exhibition des bestioles. Bon, le fait est que j'ai délimité une zone de crapahutage plutôt préservée. Je circule entre le stand des Cahiers de Colette, l'espace du CNL et celui de la Région Pays de Loire, où se trouvent les éditions Joca Seria. Si ça se trouve c'est toujours aussi intenable ailleurs. Mais bon.
Évidemment c'est dû à mes partenaires de débats, et à mes voisins de signatures. Cette année, pas d'usurpateurs, de petites crevures vaniteuses, de gens dont je méprise la démarche, et dont la démagogie me donne le haut-le-coeur. J'ai dialogué avec Valérie Rouzeau (sur la notion écrivain / parolier) et Richard Morgiève (sur le Je).
Je retourne au salon mardi, j'ai encore un débat et une signature sur le stand des PUF. D'habitude c'était la punition, ce Salon, mais là, étrangement, j'ai hâte d'être demain. Je croise des amis, je rencontre des lecteurs, on discute, je récupère des manuscrits, c'est vraiment bien.
Sinon, mes chantiers avancent. J'ai mis en stand by l'oratorio, parce que j'ai pas de musique pour l'instant, et sans ça je ne peux pas poursuivre. J'ai des pistes pour le lieu où Juste après Cassiopée pourrait être monté et surtout créé. Je verrai ça dans quelques mois.
Le chantier principal, celui auquel je m'attèle désormais quotidiennement, c'est mon roman pour Fiction & Cie, au Seuil. Je dois le rendre en novembre, pour une sortie en janvier. C'est un roman d'amour, mon titre est provisoire alors je ne le dit pas, si ça se trouve il est vraiment trop pourri. Je cherche actuellement la forme, l'agencement, la structure. J'ai le matériau brut, mais j'ignore encore comment l'organiser. Je vais donc retourner au travail, en vous laissant sur une petite surprise.