#279

J'ai fait une pause. Une vraie, une longue, sans écrire lire ni faire de son. Ou presque. J'ai observé, scruté ma vie, constaté que mon Je rapetissait. Mon essai prônait le contraire, quand j'ai relu le manuscrit j'ai ressenti le décalage entre l'écrit et le quotidien. Je ne peux pas me permettre de ne pas être cohérente, ça invaliderait tout, ma démarche, mon propos, tout ce que je défends, tout ce en quoi je crois. Alors le corps s'est levé, ce corps que j'habitais de moins en moins. Une pulsion salvatrice, une vraie pulsion de vie. J'ai fait mon sac, je suis partie. A présent je suis seule et tiens à le rester.

Je travaille de nouveau. Une lecture performée avec un musicien pour le 25 janvier à la Fondation Ricard. J'ai repris un texte assez ancien qui s'appelle Je suis le 21, j'ai ajouté des tercets entre chaque paragraphe. C'est un texte que j'aime bien, paru dans un recueil, je n'ai jamais eu l'occasion de le lire en public. Avec Yoann Romano, on cherche encore un peu, mais on a presque trouvé. Il jouera de la basse en live, les sons des machines seront préenregistrés. Demain nous répétons.

Je suis un peu en retard quant à la nouvelle liée à ma résidence au Lutetia, à paraître dans un livre consacré au centenaire de l'hôtel aux Editions Cadex. Mais bon, j'ai mon début, ma trame et puis ma chute. Ca devrait aller vite, deux nuits, je pense.

J'ai compris que Juste après Cassiopée était non pas un roman, mais le texte de l'oratorio que je vais faire avec Aurélie Sfez. Pour ce qui est du roman, je n'ai pas encore le titre, et j'hésite entre plusieurs axes, tous autofictifs. J'ai mes deux premiers paragraphes, ce n'est pas encore assez pour que ça me rassure, mais le chantier est lancé.

TINA dernière mouture est sortie il y a peu. Dedans, il y a mon entretien avec Jean-Jacques Schuhl. Tout bon lecteur de Raymond Roussel ne peut faire l'impasse sur la première partie d'Entrée des fantômes. Tout bon lecteur tout court, d'ailleurs.

Je fais mes premiers pas d'éditrice officielle et non juste de passeuse avec la parution de Victoria, tragédie contemporaine de Félix Jousserand, dans la collection Et hop créée par Eric Arlix aux Editions IMHO. Je l'ai rejoint il y a quelques mois. Je reparlerais plus en détails de ce livre ici. Le fait est qu'il me tient à cœur.

A part ça, si vous connaissez quelqu'un qui loue un petit deux pièces non meublé à Paris, n'hésitez pas à me contacter. J'ai donné un mois dans la colocation, j'enchaîne sur la sous-location, j'aimerais bien un truc rien qu'à moi histoire de récupérer mon chat et de me poser pour de bon.