#244

De retour de Deauville, pour le Festival littérature et rock. J'ai fait une lecture de Dans ma maison sous terre, et si vous ne voyez pas le rapport avec la thématique sachez que moi non plus, mais tout ça n'est pas bien grave. L'important, c'est que la lecture se soit bien passée et que je n'ai pas eu a participer à une table ronde sur le sujet maître. A la question y a-t-il une écriture rock, une littérature rock, j'ai répondu que non. Enfin, ça dépendait des journalistes, aux locaux j'ai dit oui, pour ne pas les foutre dans la merde. Il y a des sujets rocks, quand on prend à bras le corps les icônes assorties et qu'on en fait des livres. Après, je doute. Une écriture punk, je vois. Clairement même. Mais rock, c'est quand même drôlement plus flou. La littérature est une affaire de musique, alors peut-être que c'est une question de tempo, de composition, qu'il y en a qui sont rock. Mais bon. Je ne sais pas. Ce qui est certain, après avoir entendu pendant trois jours des reprises et des tubes rocks, des trucs des Stones et tout le tintouin, c'est que plus je vieillis, plus le rock ça me gave. J'aime vraiment pas ça, en fait. A part le rock alternatif et Noir Désir. Le rock de chez rock, c'est affreux. De toute façon ça manque de synthés.

Aujourd'hui je dois finir ou tout du moins avancer vivement sur le texte destiné au catalogue de Tixador et Poincheval. J'ai décidé de faire parler leurs organes internes, qui à l'instar du corps ont été mis à rude épreuve durant leurs aventures. C'est moins simple qu'il n'y parait, ça doit faire 10 000 signes. J'ai perdu mes premiers paragraphes suite à une fausse manip, je suis légèrement verte.

Demain en fin d'après-midi je donne une conférence sur l'autofiction à l'Université Américaine de Paris. Une reprise de Cerisy, avec des extraits de textes en plus. Je voulais creuser la notion d'autoréalité, mais d'ici là je ne serai pas prête. Sinon c'est le texte pour le catalogue qui va être sacrifié. Je vais devoir tenir un rythme soutenu dans les jours et les semaines qui viennent, en plus j'ai une perf en Belgique avec Aurélie le 9 mai. Il va falloir s'organiser.

En ce moment, je ne lis que des manuscrits, et assez peu, au final. Vient de sortir La Question de Clément Ribes, un jeune auteur que j'avais fait lire après sélection chez Mycroft l'an dernier, et que je soutiens beaucoup. Je vous conseille donc de vous procurer au plus vite l'ouvrage, c'est un texte qui m'a marqué. J'ai déjà donné tous les exemplaires, du coup je ne peux pas en recopier un extrait, ce sera pour une prochaine fois.