#240
La pause vacancière est achevée. Je n'ai rien fait durant une semaine, si ce n'est cinq pages de dialogues pour une de mes fictions radiophoniques et les boutiques. Faire les boutiques, c'est ce qui me détend le plus. Je n'achète pas forcément quelque chose, mais je me renseigne sur les modèles, les matières, les marques, ça désespère Igor. Je ne sais pas si les hommes hétérosexuels sont capables de saisir le rapport que les femmes entretiennent aux chiffons, aux sacs et aux chaussures. Enfin, certaines femmes. Je suis plus grave que mes copines, je m'en rends compte à chaque fois : là j'étais avec ma meilleure amie dans le Sud, elle a demandée grâce pour qu'on aille à la plage. Moi je déteste aller à la plage. Je m'y ennuie très rapidement. Alors elle a trouvé le truc : d'abord la plage et les promenades en milieu naturel, puis les boutiques. On a beau avoir traversé des criques magnifiques, ce que j'ai préféré dans le séjour c'est les boutiques de Hyères.
Cet après midi je vais à une convention Buffy. Ça sera la première fois que je fais une lecture interactive avec des gens qui connaissent bien la série, et de fait pourront saisir l'intégralité des blagues commises dans La nuit je suis Buffy Summers. Je pense que je vais m'amuser. Il faut que j'en profite, ça ne va pas être trop le cas dans les quinze jours à venir.
Je dois boucler trois textes de 10 000 signes avant la fin du mois, et avancer sur mes deux fictions pour France Culture. Je ne peux même pas me mettre en apnée, j'ai des rendez-vous de travail tous les jours, et le week-end prochain je vais au Festival de Deauville. C'est pour ça que j'avais besoin de repos, histoire d'enchainer tout sans savonner.
Je suis en grande forme, stabilisée, j'ai retrouvé l'envie de bosser, peut-être même de voir du monde. Le bal des débutantes chez Mycroft s'est super bien passé la semaine dernière, les choupinettes s'en sont très bien tirées et il y avait un monde fou à la galerie. Mais ça m'a terriblement stressé, j'avais peur pour elles je crois bien. Au point que sur le coup, avant de les présenter, j'ai oublié leurs noms. J'ai dû aller les voir une à une et tout noter. La honte. Mais c'était un chouette moment, des écritures et des voix très distinctes, de bons retours, j'étais contentes. J'aimerais qu'elles trouvent toutes un éditeur.
Bon, sur ce, je vais me préparer, et emmener mon pieu à la lecture.