#236
Peut-être plus d'une semaine que je ne suis pas venue ici. C'était une période IRL, il y en a beaucoup en ce moment. D'abord il y a eu le Salon du livre, cette année c'était agréable, drôle même, parfois touchant. Enfin pas le Salon en lui-même évidemment, ce que j'y ai vécu. Cette année j'ai vraiment rencontré des lecteurs. Et de jeunes lectrices qui m'ont marquées, de très jolis moments. Je n'étais pas terrifiée pour faire les signatures, j'avais envie de les rencontrer. D'en savoir plus sur ceux qui me suivent. Parce que j'ai constaté que c'est le cas, souvent, très souvent, plusieurs livres voire une pile à faire dédicacer. Des échanges, quelques phrases, parfois une courte discussion. C'était doux, sincère, en rien névrotique.
Il y a eu le lycée Franklin Roosevelt de Reims, aussi. Un souvenir très spécial, qui ne s'oubliera pas. Patrick et ses collègues, un bastion de résistance, une volonté de faire vivre le mot littérature. Leur élèves étudient en parallèle du programme des ouvrages contemporains. Cette année, j'en faisais partie. Dans ma maison sous terre, Les juins ou tous la même peau, J'habite dans la télévision. Les professeurs les aident, mais ils comprennent, bien sûr qu'ils comprennent, ils ne sont pas idiots. En plus, ça leur fait découvrir Boris Vian, Les juins ont tous la même peau. Etre un lien, ça fait partie de mon boulot.
Les 250 adolescents, l'amphi, le petit film de présentation. Leur montage récité, joué, dans la salle. Le courage qu'il leur faut. Les cadeaux, les roses; l'intelligence des questions. Une trouée de réel dans la fiction collective.
De retour au labo, mettre à jour les dossiers. Ai fini Peter Pan pour le dictionnaire des personnages, fait un article sur Jade Goody pour le Mag du démocrate tenu par Arlix et Massera. Ecrit la moitié d'une chanson pour The Penelopes, aussi. Avancée lente sur l'oratorio, détermination des scènes dans les trois actes.