#232

Hier, défilé des Dévastée. C'est sans aucun doute leur meilleure collection. Elle a pour nom Pushing up the daisies, l'équivalent en français de manger les pissenlits par la racine. En anglais ça se dit pousser les pâquerettes vers le haut, le mouvement des morts est inversé. J'ai fait le texte du programme et la musique, en insérant deux morceaux à mon mix. Je viens de mettre en ligne la version intégrale de mon truc à moi, c'est ici.

Demain, je pars à Lyon. Une table ronde avec Claro et Alain Mabanckou sur les blogs d'écrivains, puis le lendemain discussion avec Tanguy Viel sur le roman familial. Plus on m'interroge sur mon blog moins j'ai la sensation d'en tenir un. C'est plutôt un site que je tiens. Remarques & Cie, c'est accessoire dedans, une continuité de mon bureau, pas énormément de choses à en dire. Un espace personnel où je fais ce que je veux, sans ligne éditoriale. Est-ce que ça craint pour un blog de ne pas avoir de ligne éditoriale, d'être juste une fenêtre sur une partie d'un Je qui s'affirme déjà dans mes livres, je ne sais pas. Je me demande. En plus, en vrai, les blogs, j'en lis de moins en moins depuis ces dernières semaines. Quand je manque de temps, c'est ce que je supprime en premier, l'errance au lever sur internet. Je reçois des liens quotidiennement, mais j'avoue que depuis la découverte de Nina Yargekov l'an dernier, rien ne m'a scotchée. Peut-être qu'il n'y a qu'une Tueuse par génération, si ça se trouve.

J'ai trouvé ma première auteur pour la lecture des non publiés chez Mycroft. Elle s'appelle Anne Collongues. Il est possible que ma boîte mails contienne d'autres pistes, j'ai pas eu le temps de lire sérieusement ce que j'ai reçu, je verrai ça à mon retour. Le problème c'est que la semaine prochaine c'est le salon du livre à Paris, je vais encore perdre du temps. Quoique. Je rencontre toujours des lecteurs et récupère parfois des manuscrits intéressants, au salon du livre. J'avais arrêté d'y aller parce que je n'en pouvais plus de la foire, des stands des maisons indé qui disparaissent pendant que ceux des grands groupes grossissent. Et puis je m'étais pris la tête avec sa Majesté Melon et son fox à poil dur pendant un débat y a deux ans, ça m'avait dégoûté, je ne voulais plus de ça, les tables rondes qui réunissent dans le brouhaha des auteurs qui n'ont rien à voir, l'obligation de singer une discussion avec l'ennemi, hocher la tête en entendant débiter des platitudes promotionnelles de faiseurs formatés. Cette année ça va, j'ai maîtrisé le contexte, pas de mauvaises surprises en vue, Philippe Vasset et Annick Rivoire sont des personnes que j'estime. Sinon, c'est juste des signatures, ça va, au pire j'aurai pas un rat, je bouquinerai. La seule chose vraiment pénible, c'est qu'on ne peut plus fumer du tout, et ça, ça m'angoisse complètement.

Je pars avec le livre de Marc Pautrel, Je suis une surprise. J'en parlerai au prochain post.