#223

La vérité c'est que je n'ai pas envie d'écrire un roman, mais un monologue, et que ce qui m'intéresse là dedans, c'est le statut du personnage de fiction. C'est pour ça que je n'y arrive pas. La vérité c'est que j'ai envie d'un chantier qui pense le son aussi, la musique. La vérité, c'est que les cadres, j'en ai ras le bol.

Les formes courtes ne trouvent pas d'espaces éditoriaux, je dois rendre un roman, on attend des romans, de manière générale. J'en ai parlé avec Jean-Charles Massera ce matin, encore. Je le constate avec les manuscrits que je reçois, trop courts pour faire un livre, trop longs pour une revue. Ca devient un problème le calibrage, les normes plus adaptées à la réalité.

Je vais me concentrer sur l'essai, je me concentre sur l'essai. Dedans, au moins, je peux faire ce que je veux. Alors pour l'instant je tente l'option du temps réel, d'un petit jeu sur la tuyauterie. J'ai pour matériaux des échanges, mais il n'ont pas encore eu lieu. Ils commencent. Il est possible que j'essuie des refus.

Ce qui est bien avec les recherches pour l'essai, qu'elles soient de fond ou de forme, c'est qu'elles m'aident à me structurer pour la promo. J'en ai besoin, parce que c'est difficile de parler de son travail, surtout que certains n'y comprennent vraiment rien.

Jérôme Game est venu lire et rencontrer mon groupe au Mac Val, il est très clair, pédagogue, et très impressionnant en lecture. Je crois que tout est passé, le rapport au langage, à la langue du pouvoir, aussi. Demain j'attaque les ateliers purement pratiques, mes ouvrez les guillemets élèves fermez les guillemets vont devoir créer seuls à leur tour. J'ai hâte.