#210
Je ne comprends pas très bien ce qui s'est passé, si ce n'est que le livre a été résumé sans être lu. Toujours est-il qu'un synopsis totalement érroné circule ici et ici. Ca ne m'arrange pas du tout. La trame autofictive est assez compliquée et un chouia sordide pour ne pas y ajouter ce gros n'importe quoi. Ce dont la grand-mère est accusée, outre son absence permanente d'empathie, c'est d'avoir attendu 2004 pour me livrer, via ma cousine, un secret de famille qui me concerne. Certainement pas d'avoir organisé l'assassinat de ma mère par mon père, je vois mal comment elle s'y serait pris, ni ce qu'elle avait à y gagner. Je trouve ça hallucinant, que ce résumé se promène, je ne saisis vraiment pas comment il a pu être réalisé. Le livre, même pris en ultra diagonale, y a rien dedans qui mette sur cette piste. Ce que je redoute maintenant, c'est un court papier je ne sais où qui reprendrait cette fausse trame, me ferait écrire ce que je n'ai pas écrit. C'est vraiment très désagréable, pour ne pas dire assez perturbant.
Hier, journée de repos. Ai fini ma pièce techno pour le défilé des Dévastée grâce à mon nouveau jouet, pendant qu'Igor essayait le sien. Préférence pour Mirror's edge pour lui, Eternal Sonata pour moi, même si les cinématiques sont trop longues.
Vu Tarnation de Jonathan Caouette, aussi. Une autofiction sublissime, violente, un film comme j'en ai rarement vu. Je crois qu'il va falloir que j'en parle dans mon essai sur l'autofiction, même si c'est axé sur la littérature. Cet essai, il faut que je m'y mette. Pour l'instant je brasse de l'air, je lis, je réfléchis un peu, je n'arrive pas à m'y astreindre. De toute façon j'ai du mal à écrire en ce moment. La nouvelle de SF pour le magazine Spray, ça m'a pris un temps fou, les phrases ne viennent pas facilement, c'est pour ça que fais du son, principalement, ces derniers temps. Il va falloir que je me secoue.