#168
Ai fini cette nuit la version 1 d'Eden matin midi et soir. J'ai 40 pages pour 50 minutes, avec la comédienne et le metteur en scène on va travailler à partir de cette base en septembre. Au contact du plateau le texte va s'étoffer, se modifier. L'idée c'est qu'en novembre on ait la version définitive, pour que les répétitions classiques puissent commencer. Les représentations auront lieu en mars.
Je suis contente et soulagée. Je n'était pas certaine de pouvoir le terminer dans les temps. Pour une question d'état mental. Depuis un peu plus d'un mois, je suis stabilisée. Or la pièce est sur le suicide. C'est très difficile d'écrire sur un sujet glauque quand on est en forme. Le risque de basculer à nouveau me pendait au nez, je redoutais de m'y remettre. Peur que le texte me contamine et que, comme mon Adèle, la pulsion de mort balaie tout, à nouveau tout à l'intérieur.
Aujourd'hui je ne sais pas si je vais faire une lecture pour le site, comme prévu. Je suis un peu fatiguée. Je vais plutôt me pencher sur un chantier en court, Narcisse et ses aiguilles, la nouvelle pour L'une & L'autre à rendre en octobre. Le sujet semble plus léger, puisque j'y parle d'escarpins, mais il est lié aussi à l'épisode dépressif de cet hiver. J'aimerais régler tout ça avant de repartir en vacances la semaine prochaine.
Il me reste un texte à faire pour Les cahiers de l'institut, une nouvelle revue sur les fous littéraires. Je dois la rendre en septembre. Ca doit si possible avoir un rapport à Boris Vian, alors je crois que je vais faire parler le nénuphar de L'écume des jours.
Reçu le dernier Angot. Je voulais le lire au plus vite, mais là, avec la nouvelle à écrire, je ne sais plus. Je redoute d'être stylistiquement parasitée. Que mes phrases perdent leur rythme propre au profit de son rythme à elle. Ca arrive plus souvent qu'on ne le pense, avec Angot.
Essayé hier, pause divertissement, de faire cette putain de ligne de basse de Lucretia. Le résultat était étrange, aucun rapport avec la mélodie de base. J'ai réalisé que j'avais inversé la tablature, et donc les cordes. Ai demandé à Axel des Pénélopes de me jouer via un mp3 les notes, que j'ai un modèle sonore, à blanc, juste la basse. Je devrais finir par y arriver, c'est pas possible d'être si lente, pour ne pas dire parfaitement demeurée. Heureusement, il y a des chutes, des bouts de ce que j'ai fait, qui, passés à la distorsion, sont utilisables. Pour autre chose que Lucretia, puisqu'on ne reconnait pas du tout. Je reprendrais mes chantiers sonores à la rentrée, là j'ai aucune idée de texte. On aimerait bien rebosser ensemble, avec les Pénélopes, alors je pense que je me concentrerai plus là-dessus que sur un atelier perso purement récréatif.