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En Suisse, c'était bien. Jolies rencontres, lectures qui se tenaient, librairies militantes, avec un fond hallucinant. La situation des librairies indé en Suisse est pire que celle en France, faut voir comment les mecs se battent, à côté, en dépit des fermetures permanentes, on est des enfants gâtés.
Reçu par mail des retours assez amusants sur le livre-jeu, parce que rien ne finit vraiment dans la joie, quelque soit la séquence de fermeture. Je ne m'en étais pas rendue compte, que c'était glauque à ce point-là. J'avance doucement sur Le livre des morts, je pense que ça ne va pas s'arranger. Plus ma propre vie est jolie, plus mes bouquins deviennent sordides, ça doit être le principe des vases communiquants. Je préfère dans ce sens-là.
Vendredi 2, donc celui qui vient, j'organise à la Galerie Mycroft une première soirée lectures, qui va devenir mensuelle. Il s'agira de faire découvrir des textes expérimentaux, qui n'ont pas pignon sur rue. La première fournée est autour de la rentrée littéraire. En ouverture, les deux libraires qui travaillent avec Colette Kerber aux Cahiers de Colette proposeront un petit montage textuel surprise. Ensuite liront Hugues Jallon, Claire Fercak, Tarik Noui et Emily King. Ce serait bien qu'il y ait un peu de monde, qu'ils ne lisent pas devant les murs. J'ai toujours trouvé que le spam était une technique aussi vulgaire que d'avoir un myspace, mais d'habitude il ne s'agit que de mes propres évènementiels, j'aimerais bien qu'ils ne soient pas victimes de mes principes de communication.
Le mois prochain, je ferais venir des auteurs issus de la collection Déplacements, dirigée par François Bon. La fois d'après, j'aimerais bien faire une session d'auteurs encore non publiés, c'est important de leur ouvrir des espaces, même s'ils sont minuscules.