#48
En fait c'est pas qu'il ne se passe rien, c'est qu'il se passe beaucoup de trucs. Même franchement un peu trop. Du coup ce n'est pas très équitable, qu'il se passe beaucoup trop de trucs ailleurs et rien du tout ici.
Finir Transhumances. Fiction pour France Culture, à quand remonte la commande je préfère même pas y penser. Premier tiers définitif achevé, seulement le premier tiers je vais me pendre sous peu. Une pièce radiophonique ça veut dire une intrigue structurée, incarnée. Soit : raconter une histoire qui est obligée d'en être une *avec des vrais dialogues dedans*. Et puis des points d'exclamation partout, des points d'interrogation, des par trois, de la ponctuation partout, absolument partout. Soudain c'est le cauchemar.
Faire le montage des Chants de Maldoror pour que ça tienne en trois émissions, dégainer les ciseaux d'habitude j'ai pas de mal, mais là y a comme un petit blocage, genre surmoi mon ami quand tu nous tiens, limite la psychose de l'usurpation qui me fait de jolis coucou, quand je dis qu'il se passe des choses c'est pas pour rien, vraiment.
Amorcer la structure de J'habite dans la télévision, le livre. Se demander au passage si c'est un titre provisoire, finalement. Les perfs c'étaient des étapes du work in progress du chantier, une fois que le chantier passe en stade objet, c'est le même cheminement qu'avec Corpus Simsi, c'est sûr. Mais est-ce que ça inclut que je dois garder le titre initial même si entre temps j'en trouve un autre, c'est quand même une question. J'arrive pas à travailler sur un titre provisoire plus de quinze jours, ça me perturbe. Bon pour l'instant j'en trouve pas d'autre, seulement on ne sait jamais. Il vaut mieux se méfier.