#35

Relu Le Monde Jou d'Eric Arlix, version livre. Ca le faisait déjà grave sur manuscrit, mais avec l'objet en mains, c'est pire. Pire parce que dire mieux serait vulgaire, compte tenu du texte.

A noter au marqueur au dessus du bureau, histoire de se calmer tout de suite : "Je ne suis plus moi, la fiction m'a emporté en surcharge d'ego". Je m'en remettrais jamais de ne pas l'avoir faite moi-même, cette phrase. J'en suis blette de jalousie.

En interne, ça cacophonise pas mal sur cette problématique ingérable : la stylistique au service du politique tu causes tu causes c'est tout ce que tu sais faire. Et sur une autre aussi. Dégager les brêles et les geignards de son carnet d'adresse, ça élève le niveau même si le général reste très faible. Par contre, ça met la barre un peu trop haut, parfois. Et depuis ce bouquin j'ai des courbatures au cortex. Un tas. "Je ne suis plus moi, la fiction m'a emporté en surcharge d'ego". Certainement pas fait 360 pages, ça aurait pû tenir en une ligne, la preuve.

Conclusion : une fois le Vian achevé, boucler la version finale de la fiction commandée par France Culture, et se mettre au boulot fissa. Au vrai boulot. Ca commence à prendre forme mais c'est un gros chantier. Si jamais le résultat final se résume encore en une phrase arlixienne je me pends. Ou j'élève des siamois à la campagne, ça contrariera moins mon fiancé.