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La magie du capitalisme phase terminale vient de se pencher sur mon cas. A la base, un petit rien du tout, une bonne idée même on peut dire. Une rencontre virtuelle avec des lecteurs, une signature en librairie version cyber, papoter sur écran en sirotant du coca light et en fumant des Lucky sans que le tenancier des lieux redoute que ses rayons de papier bible empestent la cendre froide. Evidemment que j'ai accepté. Un chat sur un site de vente de livres en ligne : une rencontre en librairie sans les emmerdements, pensez-donc. Le bonheur.

Bien sûr, c'était prévu sur le site de Cdiscount. Alors j'aurais pu faire preuve d'un peu de jugeotte, faire un petit parallèle IRL, la rubrique livres de Cdiscount et le rayon bouquins de Casino, par exemple. Mais Cdiscount j'y vais que pour les DVD, pas pour acheter ma lessive. J'ai plutôt pensé à la Fnac en plus cheap et zédeuse, on y a chopé l'intégrale de Mothra-la-mite-géante il y a peu, et puis le en ligne ça change tout, une interface comme une autre, je me suis pas posé de questions, un chat c'était dans mes cordes point. Ca restait cohérent, peut-être même un brin rigolo, plié en deux heures maximum.

Et puis ce matin, un peu comme chez Julien Courbet, soudain c'est le cauchemar. Même avec un quinze feuilles de skunk, un Photoshop bloqué à l'époque de Mothra-la-mite-géante et un conséquent désastre neurologique consécutif à une formation en école de commerce, je pensais pas qu'un esprit soit suffisamment perturbé pour pondre un truc pareil. En même temps, et c'est bien ça le danger, c'est super drôle.