Verticales
Août 2006


La quatrième de couverture
«Ce que nous vendons à Coca-Cola c'est du temps de cerveau humain disponible.» (Patrick Lelay).
Chloé Delaume a voulu comprendre en quoi consistait la mise en disponibilité mentale des téléspectateurs. Durant 22 mois, du lever au coucher, elle s'est faite «sentinelle» de la télévision, devenant son propre sujet d'étude, se soumettant aux flux de messages médiatiques et publicitaires, ingurgitant le maximum de programmes de divertissement, téléréalité surtout, pour en ramener « des informations du réel ». À travers cette expérience limite, la narratrice décrypte sa mutation en cours : cerveau et corps se modifient inéluctablement. Quand l'humain n'est plus qu'un outil au service de « la fiction collective ».
J'habite dans la télévision est un puzzle où chaque pièce pullule de références, de propos télé-rapportés, appliquant au discours du neuromarketing une grille de lecture singulière, dont la lucidité a parfois des accents paranoïaques. L'humour de Chloé Delaume sédimente ce texte et invite chacun à s'interroger sur la marge de manœuvre de son libre arbitre.
Le projet
J'habite dans le télévision est un projet multi-supports, portant sur la confrontation des fictions individuelles face au formatage de la fiction collective imposée par la société spectaculaire. Il intégrait un cycle de performances, ainsi que la réalisation de pièces sonores.
La bande son
Le roman intègre une donnée sonore, citée dans l'ouvrage en tant que Pièce 17 bis. Comme indiqué dans le livre, ce document se trouve à cette adresse.
Extraits

Premières pages