08 – Sororalement nôtre

La sororité relève de l’intime et du public. Parce que dans le privé, faut quand même pas charrier, on a toutes des copines sur qui on peut compter, avec qui on fait bloc, des piliers dispersés, un socle ou une grosse team. Faire bande, c’est pas le plus difficile. Le plus difficile c’est de modifier le regard qu’on pose sur une fille. Ce qu’on se dit dans sa tête, les tous premiers réflexes. Ce qui va alimenter le mécanisme de dissolution de la sororité au contact de l’espace public, ensuite, aussi. C’est très rare que le privé ne soit pas politique.

[8 mars : #LecturePourToutes]

Les origines du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, c’est un petit peu comme les hiboux : pas du tout ce que l’on croit. Pour tout savoir en 13 minutes il vous suffit d’écouter ici l’historienne Mathilde Larrère.

Ce jour-là, le Palais de la Femme ouvre ses portes au public, de 14h à 18h. Forum associatif – Expo photo – Installation de Louise Caroline – Performances :  Catherine Bédarida –  Kymy  & Oriane Bonazzi – Isabelle Maurel. Lectures : Chloé Delaume  – Laure Limongi – Lydie Salvayre. Et bien sûr les participantes des soirées et ateliers made in Liberté-Parité-Sororité.

Participer vous est possible. Venez avec un livre dont l’auteur est une femme. Un livre que vous aimez, ou que vous avez aimé. Un livre que vous avez chez vous, ou que vous achèterez à côté. Un livre qui mérite de remplir le rayon matrimoine de la bibliothèque du Palais de la Femme. Un texte que vous avez envie de partager et de laisser aux résidentes, de façon pérenne, après votre départ. N’hésitez pas à écrire un petit mot, comme une dédicace, à vos futures lectrices.

Palais de la Femme – 94 rue de Charonne – 75011 Paris // 8 mars de 14h à 18h // Opération #LecturePourToutes : dès maintenant par courrier.

07 – De l’usage du Matrimoine

Mercredi 22 février, le cercle de sororisation active s’est réuni à la librairie Violette and Co pour se pencher sur la question du matrimoine. Héritage non matériel, la transmission comme geste et technique de survie.

Parce que sa collection Sorcières incarne concrètement la défense et illustration du matrimoine, Isabelle Cambourakis est venue expliquer sa démarche éditoriale et évoquer son catalogue, qui compte déjà onze titres fondamentaux. 

Et parce que le matrimoine est intrinsèquement dans le partage, le public a joué le jeu de la lecture collective. Pour découvrir ces textes choisis et lus par chacune, et vous immerger dans la fort sympathique ambiance de cette petite soirée, il vous suffit de visionner ici la captation de Marjorlaine Grandjean pour Remue.net.

06 – La Convention Matriarcale : #tafdemeufs

Jeudi 2 février, ça ne s’est pas passé à Sunnydale, dans la bibliothèque de Giles, mais dans celle du Palais de la Femme, rue de Charonne, à Paris.

Le premier atelier d’écriture de la Résidence Liberté-Parité-Sororité co-animé avec Catherine Bédarida s’est tenu à 18h30.

Vingt-cinq participantes, puisque le féminin l’emportait en nombre sur le masculin. Et qu’accessoirement le représentant impliqué était plus que d’accord : La langue et la grammaire sont des armes politiques.

Ainsi La Convention Matriarcale a-t-elle pu prendre forme : tours de tables, listes, échanges, groupes de travail, et au final de très nombreuses propositions.

Elles vous seront dévoilées plus tard. Le mercredi 8 mars à la Journée des femmes au Palais de la Femme, en lecture, et dans le livret de fin résidence, aussi.

     

Participer vous est possible, vous pouvez jouer dès à présent, et sans avoir besoin de dés.

« La Révolution Violette a eu lieu hier, qu’elle se soit déroulée dans le sang ou les urnes, qu’importe. Nous sommes réunies aujourd’hui. Nous formons ici-même, au Palais de la Femme, la Convention Matriarcale, et avons pour mission d’appliquer la devise « Liberté-Parité-Sororité ». Que nous ayons été élues, volontaires ou tirées au sort ne modifie en rien notre devoir d’action. Il nous faut lister les urgences, planifier les priorités, prendre des mesures radicales et proposer de nouvelles lois, systèmes et réglementations à appliquer dès demain matin. »

                

Entre autres sujets évoqués durant cette toute première séance : Féminisation de la langue française – Droit inaliénable à disposer de son propre corps- Abolition de la prescription pour les viols – Congés parentaux – Allocations pénibilité – Réorganisation de l’espace public – Noms de rues et de bâtiments – Education dé-genrée – Accès à toutes les disciplines, domaines d’études et activités sportives – Fin des injonctions marketing – Contraception masculine – Congés menstruels –  Investissements dans la recherche –

Pénalisation systématique du sexisme – Fermeté dans les cas de violences -Travaux d’intérêt général axé sur les tâches domestiques – Visibilité des femmes en général et dès les programmes scolaires en particulier – IVG – PMA – GPA – Liberté Gratuité  Horizontalité –  Famille redistribuée – Formation dès la maternelle aux techniques d’auto-défense – Sexualité – Réparation – Représentation – Création du genre neutre – Identité sexuelle officielle décidée à 16 ans – Parité, mixité – Obligations; règles d’alternance –

Les problèmes soulevés sont réels, vos solutions doivent l’être autant. Des trucs et des astuces pour déplacer les lignes et les conditionnements, repenser et réorganiser le quotidien de façon très concrète mais en changeant d’approche, d’angle, d’échelle. Adressez votre proposition de loi à la Convention Matriarcale :                                                                                                    sororisation@hotmail.com

05 – En février : se préparer

Conformément au calendrier, deux rendez-vous ce mois :

Le jeudi 2 février à 18h 30 au Palais de la Femme pour l’atelier d’écriture avec Catherine Bédarida. Il s’agira de s’imaginer soi-même membre de la Convention Matriarcale, qui rédige les nouvelles lois, règles et priorités de la VIe République Française dont la devise « Liberté-Parité-Sororité » est désormais prise au sérieux. Si vous souhaitez participer, envoyez votre texte à sororisation@hotmail.com

Le mercredi 22 février à 19h à la librairie Violette and Co, pour nous pencherons sur la notion de matrimoine en compagnie d’Isabelle Cambourakis (détails ici).

Afin que l’échange soit réel, pensez avant de venir à un livre, à une femme écrivain,  ou une héroïne romanesque, qui a été pour vous aussi importante qu’une grande sœur, un modèle, une marraine de bon conseil, une frangine de galère, peut-être un vieux miroir devenu déformant. Prenez cinq minutes, regardez votre bibliothèque, arrêtez-vous devant les rayons de la librairie. Souvenez-vous de vos premières lectures, transferts, identification. N’hésitez pas le jour J à prendre la parole, partager un extrait de ce livre qui figure, pour vous, au matrimoine de la littérature.

04 – C’est ma première violette-party

C’était le mercredi 18 janvier de l’an 2017, il faisait grand froid rue de Charonne, dans le 11e arrondissement de Paris. Au 102, à 18h30, à l’étage de la librairie Violette and Co, il y avait une cinquantaine de personnes. De la buée sur la vitrine.

Pour qui n’a pas passé la porte, il suffit de cliquer ici.

Grâce à Marjolaine Grandjean et Remue.net, la captation est intégrale. Pour participer de près ou de loin : consultez le calendrier et rejoignez la team : sororisation@hotmail.com

03 – Dates des rencontres et ateliers

Mercredi 18 janvier, 19h – Librairie Violette and Co – Soirée d’ouverture, exposition du projet et du dispositif; premier parcours de lectures autour des utopies féministes, à travers l’histoire littéraire.

Jeudi 2 février, 18h30 – Palais de la femme – Atelier d’écriture co-animé par Chloé Delaume et Catherine Bédarida : Propositions de lois.

Mercredi 22 Février, 19h –  Librairie Violette and Co – Chloé Delaume et Isabelle Cambourakis autour de la notion de matrimoine, et le geste de transmission spécifique incarné par la collection Sorcières, aux éditions Cambourakis. Parcours de lecture cette fois participatif. Quel ouvrage voudriez-vous transmettre à vous filleules anonymes? Quel livre appartient à votre matrimoine?

 Mercredi 8 Mars –  Journée de la femme au Palais de la femme, tant qu’à faire – Lectures déambulatoires, investissement de la bibliothèque, kidnapping général de toutes les compétences en ce jour – Des lectures en fil rouge, des invités, du spontané, de la musique et des échanges autour de livres, textes et figures féministes – Atelier d’écriture ouvert –

Jeudi 16 Mars ,18h30 – Palais de la femme – Atelier d’écriture co-animé par Chloé Delaume et Catherine Bédarida. Poursuite des propositions de la Convention Matriarcale, axés sur la liberté de la femme a disposer librement de son corps autant que de l’espace public. Lettre de réclamation à votre élue locale.

Mercredi 5 avril, 19h –  Librairie Violette and Co – Un premier bilan général, un point sur le chantier, lecture du travail en cours : où en est la pièce de Chloé, où en êtes-vous avec la sororité, où en est le livret et les créations reçues. Lectures.

Jeudi 20 avril, 18h30 – Palais de la femme – Atelier d’écriture co-animé par Chloé Catherine Bédaria. « Suite à un enchaînement causal impromptu, vous avez la possibilité de candidater dès à présent au poste de Présidente de la République Française. Rédiger votre discours, en ne perdant pas de vue que votre idéal est ici Liberté-Parité-Sororité. »

Jeudi 11 mai, 18h30 – Palais de la femme – Atelier d’écriture co-animé par Chloé Delaume et Catherine Bédarida? Pastiches autour de la culture populaire. Rédaction d’articles de presse, d’interviews, de dossiers dans les magazines. Dans ce monde où désormais la phallocratie est abolie, et où la parité et la sororité sont effectives, imaginer le quotidien, les nouvelles figures et symboles médiatiques, autant que leurs modèles et formes. La rentrée littéraire, la dernière expo à la mode, les défilés et les mannequins de la Fashion Week, les programmes de téléralité répondant aux nouvelles normes du CSA.

Mercredi 24 mai, 19h –  Librairie Violette and Co – Chloé Delaume et Nina Yargekov sont heureuses de vous accueillir aux portes d’une aventure dont vous ne pouvez qu’être l’héroïne. Bienvenue sur Utopie Airlines. Merci de vous munir d’un stylo et de faire confiance à vos hôtesses.

Mercredi 7 juin, 19h – Palais de la femme – Rencontre avec Lydie Salvayre qui nous parlera de son parcours et lira un extrait de 7 femmes et Pas pleurer.

 Mercredi 14 juin , 19h – Librairie Violette and Co – Lecture d’un extrait de la pièce de théâtre en cours d’écriture, ainsi que d’une sélection de textes de l’atelier qui figureront dans le livret. Ouverture à une réflexion menant à la production de pastiches féminisant les référents républicains. Réécrire l’hymne national, réinvestir des lieux symboliques.

Juillet : Élaboration du livret;  poursuite de l’écriture de la pièce. – Septembre : Reprise des activités dans les deux lieux. Octobre : Rencontre avec Nathalie Kupermann – Novembre : soirée de restitution du livret, avec en fil rouge les premiers extraits de la pièce lus par leurs futures comédiennes, et avec un peu de chances, quelques vidéos et chansons.

02 – Dispositif & Mode d’emploi

Situation initiale – Chloé Delaume écrit cette année une utopie théâtrale, qui suit la fondation et l’évolution d’une VIe République Française dont la devise serait désormais « Liberté -Parité-Sororité ». L’action se déroule dans les gradins de la nouvelle Assemblée Nationale installée au Palais de la Femme. Pour personnages centraux des élues, ainsi qu’une journaliste qui suit en direct les débats. L’impact des décisions prises passe par un écran, comme une fenêtre sur l’extérieur. Mais l’extérieur perçu, capté et retransmis par les médias, les réseaux sociaux, nationaux et internationaux. L’impact d’une révolution féministe à l’heure des GIF animés et de la contamination active #ungestepourlabelette.

Le mercredi, c’est librairie – Durant dix mois, grâce au dispositif des Résidences d’écrivains de la Région Île de France, Chloé Delaume va ouvrir au public son chantier de travail à la librairie Violette and Co, et proposer à qui veut d’y participer. Partager ses lectures, explorer les formes des utopies féministes dans l’histoire littéraire. Un mercredi, chaque mois, échanger des données, des écrits, des paroles, réfléchir ensemble sur des mots, des œuvres, des gestes. Violette and Co est située dans le 11e arrondissement de Paris, au 102 rue de Charonne. C’est une librairie militante, le fond a la couleur de son nom. D’ailleurs pourquoi le violet est la couleur du féminisme? Connaissez-vous l’histoire de nos aînées suffragettes, que dit le dictionnaire du mot « Sororité », comment entendez-vous le terme « Matrimoine »? 

Plutôt que de n’en parler que chez soi avec les copines, autant ouvrir le débat à qui veut et surtout se pose les mêmes questions.  Isabelle Cambourakis, Nina Yargekov, Lydie Salvayre et Nathalie Kupermann : autant les faire venir dans le cadre la résidence et que tout le monde en profite.

La carte peut être le territoire – Le Palais de la Femme est un lieu qui existe. Situé au 94 rue de Charonne, à l’angle de la rue Faidherbe. Le bâtiment date de 1910, il est classé aux monuments historiques. Depuis 1926, c’est un lieu d’accueil destiné aux femmes isolées et précaires, géré par l’Armée du Salut. Actuellement 650 chambres sont occupées.

Ce n’est pas un lieu de passage. Les résidentes peuvent y séjourner le temps de se reconstruire, de se poser, de reprendre et d’apprendre, de peu à peu se réinsérer sur des bases solidifiées, elles sont accompagnées et aidées en ce sens. L’équipe d’animation du Palais de la Femme y multiplie les activités dans les fameuses salles communes classées, ateliers d’écriture dans la bibliothèque y compris.

Et soudain, la passerelle – En parallèle des lectures et discussions chez Violette and Co, un atelier d’écriture mensuel, ouvert à qui le souhaite, se tiendra dans la bibliothèque du Palais de femme. Il est animé par Chloé Delaume et Catherine Bédarida. Passer la porte et rejoindre les résidentes, écrire ensemble des pastiches, des hymnes, des propositions de loi, des articles de journaux ou de presse féminine, des lettres de marraine à filleule. S’inventer dans cette VIe République, écrire une chanson ou un conte, où désormais l’espace public, c’est acquis, est repeint en violet.

L’expérience et ses traces – De son lancement le 18 janvier à sa dernière soirée en novembre, les rencontres et travaux sont suivies par Remue.net. Captations des mercredis à la librairies, vidéos des lectures. Peut-être plus si affinités. Il faut envisager ces dix mois et son espace sur Remue un peu comme une revue, un cadre thématique aussi dynamique qu’éphémère. Montages photos, vidéos, audio, textes. L’occasion de trouver son médium d’expression, et de se constituer des souvenirs.

Les textes écrits en ateliers, où recueillis par mail, seront publiés sous forme d’un livret à la fin de la résidence. La pièce de théâtre une fois achevée sera, quant à elle, publiée au Seuil. Une restitution finale du travail collectif effectué en atelier, et de l’avancée de la pièce, aura lieu au Théâtre de la Loge en novembre.

Pour participer il suffit de consulter le calendrier et de s’impliquer en fonction.

 

01 – Liberté – Parité – Sororité : Chantier 2017, utopie de saison

Précédemment, dans Chloé Delaume, personnage de fiction qui fait plein de trucs :

 Objectif #Meufland – L’idée d’une VIe République Française dont la devise serait « Liberté-Parité-Sororité » ne se résout pas à quitter le cerveau, le corps et l’ordinateur de Chloé Delaume.

En septembre 2016, elle a publié un roman, Les Sorcières de la République qui abordait déjà le sujet. Mais comme elle a de légères tendances nihilistes et que ses personnages pouvaient jeter des sorts, elle a prit le parti de l’utopie qui dérape, de la vengeance souveraine et très bien habillée, de la Terreur en potion, des Bacchantes d’Euripide. Du coup ça a donné une chouette histoire baroque, peuplée de saynètes rigolotes où au barbecue communal grillent les bites des pères incestueux.

Le but des Sorcières de la République était de mettre en scène un cauchemar poussif, dont les données étaient pourtant réelles. Si les femmes étaient soudainement au pouvoir, en ayant d’absolus pouvoirs; incontrôlables, incontrôlées. Si, comme depuis toujours au fond, chacune et toutes perdent de vue la solidarité qui se devrait inaliénable entre-elles, avec ou sans chaudron, que voulez-vous que ça donne? Une répétition de l’Histoire, de l’Histoire de l’Homme. Celle qui engendre, même sans potion, la Terreur, les purges; l’ubris qui surgit durant la mutation dominé / dominant. Si dans le roman ça tourne mal, c’est parce que les femmes n’appliquent pas, ne pratiquent pas, la Sororité. C’est ça la morale de l’histoire, le trou noir, l’oubli de la Sororité, sans quoi pas de Nouveau Commencement, de redistribution, de prise en main du réel. Les Sorcières de la République se voulait un exercice dystopique, un roman d’anticipation qui rappelait combien depuis l’Olympe l’histoire des femmes est invisibilisée. Et également qu’il était temps, entre meufs, de s’organiser.

– Sororité bien ordonnée commence par exclure le mot pouffiasse – Ce que contient le mot Sororité, ce lien de sœur à sœur, en quoi il peut être le Graal, la clef, une arme collective avérée efficace? Des techniques de survie qu’il vaut mieux appliquer, des gestes, des perceptions qu’il suffit de déplacer? Utopie féministe : société sororale.

Dès le premier regard, abolir la notion de rivalité, voir avant tout l’alliée, un rapport établit désormais de sœur à sœur. Ca serait drôlement pratique si on y arrivait. Le problème c’est comment. Comment y arriver.

Le Dire c’est faire on sait bien que ça ne marche pas du tout. Il ne suffira pas de se dire : c’est ma sœur. D’autant que sœur, ça ne va pas, comme référence, du tout. La famille, le sang commun. Le sang qu’ont en commun celles du mot Sororal relève du menstruel et porte un ADN aux brins de luttes invisibles. Pour autant, comment être certaine que la femme qui se trouve en face partage d’emblée, elle aussi, le même principe, le même élan, surtout vue comment elle s’est sapée pour l’entretien d’embauche alors qu’il vous faut ce poste même s’il est hyper mal payé. On fait comment? Faut-il émettre des signes, épingler une fleur sèche au revers de sa veste ou porter un Crop Clitoris d’Anne Larue au-dessus d’un col roulé?  

Il est plus qu’évident que cette brave Chloé Delaume ne peut s’en sortir toute seule. Quant bien même s’engage-t-elle à ce que dans sa nouvelle histoire, les femmes fondent la Constitution de la VIe République sans avoir préalablement égorgé et mangé personne.

Chloé contre-attaque sans vampires – Ainsi a été conçu et lancé le projet Liberté-Parité-Sororité. Imaginer que cette fois-ci ça marche. Une Assemblée des femmes, à la Aristophane, sous la forme d’une pièce de théâtre, raconter les premiers pas et leur suite, le lancement et l’évolution d’une République Française répondant à la devise « Liberté-Parité-Sororité ».  Et parce que le théâtre est un espace citoyen, ouvrir officiellement le chantier, dès ses premières recherches. Faire en sorte que le travail préparatoire deviennent un cercle de réflexion et le lecture participatif; que les thèmes de la pièce se développent à travers des ateliers d’écriture ludiques, accessibles, que la parole, les textes, les idées, circulent. Pour ça elle sera durant dix mois en résidence d’écrivain à la libraire Violette and Co, où il va se passer des trucs expliqués dans le prochain épisode.