5 novembre : Université Montpellier III, étude de mon cas

Mercredi 5 novembre, de 14h à 19h, à l’Université Montpellier III, site Saint-Charles. « S’écrire par-delà le papier » : hybridation des formes et des supports dans l’œuvre autofictionnelle de Chloé Delaume.  Après-midi d’étude en présence de l’auteure,organisée par Annie Pibarot et Florence Thérond.
Quatre communications : Sylvie Ducas, Aurélie Guilet, Marika Piva et Anne Roche.
Une lecture du roman en cours d’écriture, suivie  d’une table-ronde animée par Florence Thérond etThierry Guichard.

Pitch

Parce que le réel est hors de contrôle, que voter, s’indigner, manifester ou militer ne peut plus avoir d’incidence sur l’expansion de la catastrophe, un petit groupe de femmes décide de pratiquer la magie à des fins politiques.

Ainsi sera fondé le Parti du Cercle, une communauté de femmes pratiquant la magie pour sauver la République Française, en attendant de pouvoir s’atteler au reste du monde. Enfin, si tout se passe comme prévu. Invoquer les puissances femelles autant que le matriarcat ne sera pas sans conséquences.

Les sorcières de la République est un roman qui oscille entre le fantastique, la satire sociale, et la parodie des mouvements activistes issus de l’utragauche et du féminisme radical. En magie, demander, c’est obtenir. Les cinq héroïnes principales seront donc confrontées à la notion de pouvoir, et à la question que nous nous posons tous. S’il nous était, à chacun, possible de changer le monde tel qu’il fonctionne aujourd’hui, quelle alternative imposer, quelle utopie pourrions-nous inventer?

9 septembre : Le Parti du Cercle à Lyon

INVOQUER LES PUISSANCES FEMELLES EST CE SOIR LA SEULE SOLUTION : « Avant Eve, il y a eu Lilith ; avant la planète Terre, Gaïa. L’histoire a mangé Messaline, impératrice vorace, épouse de Claude, bacchante. Les lions n’ont pas touché au corps de Sainte Blandine, son sang a coulé par les hommes, le filet, les cornes, le taureau. L’amphithéâtre des trois Gaules, un soir de pleine lune, une sibylle, un rituel. L’évocation de figures femelles, bouche décousue, mémoire des pierres. Le symbolisme d’une procession, le réel d’une situation. En magie, savez-vous, demander, c’est obtenir. A chacun d’accepter la loi du choc en retour. Et de savoir entendre ce que désire son cœur. »

En ce début septembre, la Sibylle pose ses malles au Lavoir Public de Lyon. Mardi 9, ce sera la pleine lune, une procession et un rituel, l’usage de la magie à des fins politiques, un devoir de mémoire et l’odeur de l’encens.

Bien sûr, ce sera une performance, une autofiction collective, une narration grandeur nature. Texte & Bande son : Chloé Delaume; Scénographie : John Mahistre; Costumes : Dévastée. Coryphée : Anouck Hilbey.

Si vous voulez y assister, ce sera à 20h et ici.

Si vous voulez participer, la Sibylle, au Lavoir Public, vous accueille en stage dès le lundi. Pour vous inscrire : contact@lelavoirpublic.com

7 juin : La Contribution à la Cinémathèque

Reprise de la 53ème Semaine de la Critique à la Cinémathèque de Paris. La Collection Canal + 2014 est présentée salle Georges Franju, en présence des réalisateurs.

« La trentaine vue par les écrivains », soit 5 courts métrages : Les Anti-trente D’Oxmo Puccino, La Contribution de Chloé Delaume, Par acquis de conscience de Maxime Chattam, Le plus petit appartement de Paris d’Héléna Villovitch et Rosa Mystica de Simon Liberati et Eva Ionesco.

Samedi 7 juin à 21h45, La Cinémathèque française, 51 Rue de Bercy, 75012 Paris.

21 mai : La Contribution à Cannes

La Contribution est mon premier court métrage. Il a été réalisé pour La Collection Canal+ 2014 : « La trentaine vue par les Écrivains ». Héléna Villovitch, Simon Liberati, Maxime Chattam, et Oxmo Puccino sont aussi de la partie.

Les cinq films seront présentés par Augustin Trapenard mercredi 21 mai, à 15h, au Miramar, durant la Semaine de la critique du Festival de Cannes.

Produit par Manufactura, La Contribution est un film d’anticipation.

2084, la crise économique mondiale, les catastrophes écologiques, l’épuisement des ressources naturelles, la démographie qui explose.

L’Organisation Mondiale des Nations Conscientes du Problème applique donc la Contribution. Chaque fin d’année un pays tiré au sort doit éliminer tous les individus âgés de 30 ans. Louise et Ivan, jeunes mariés, sont conviés à leur dernier réveillon. Louise aimerait être libre, encore un tout petit peu. Comme dans n’importe quel conte qui se passe une nuit de pleine lune, ça risque de mal tourner.

Louise est interprétée par Anne Steffens, Ivan par Milan Mauger, Rebecca par Milo McMullen. Suzanne Finet, Mady et Monette Malroux, Max Ollivier et Bernard Pagès jouent l’étrange staff républicain. Les Contribuants sont habillés par Dévastée; l’intégralité de la BO a été composée par The Penelopes.

17 Mai : La Nuit des musées chez Balzac & Mme de Mortsauf

Le 17 mai, de 19h à minuit, il se passe un tas de trucs au Château de Saché. Parce que c’est le musée Balzac, parce que c’est là qu’il a écrit Le Lys dans la vallée, parce que le fantôme de Madame de Mortsauf m’a confié une mission.

J’inaugure les Conversations entre onze heures et minuit. Chaque année, désormais, en Touraine, une résidence d’écrivain immersive, puis un texte publié sous la forme d’un journal aux allures très XIXe siècle. Le premier numéro, sa Une, c’est « Comment j’ai découvert la vraie nature de Madame de Mortsauf – Le témoignage exclusif de Chloé Delaume, après un reportage de terrain. Propos recueillis par Etienne Lousteau ». J’en ferai la lecture à 22h.

Le 17 mai, la Nuit des musées, du café, des installations sonores, une promenade dans le parc, une volée d’escaliers, l’écritoire et un lit. Des bustes, et beaucoup d’ombres.

Le lys vous parlera, les pierres sont rancunières et la bouche d’Henriette décousue. Du café, le printemps sur la Loire, les châteaux qui dessinent Félix de Vandesse, le bruit d’un siècle recouvert de terre, La Comédie Humaine, quelques froissements de pages, ce sera sûrement joli et peut-être amusant.

Le musée Balzac est à Saché, en Indre-et-Loire. Ma comédienne fétiche, soit Anne Steffens m’accompagne. Parce que la vérité qui sort de la bouche des fanés, je ne peux pas la porter seule. Henriette de Mortsauf est un personnage de fiction qui s’est fait drôlement avoir, une ténébreuse affaire où les ciseaux sont bien réels, les archives existantes, autant que la tombe de Madame de Berny.

 

Atelier Biopic

Pour sa 9e édition, HORS PISTES investit le Centre Pompidou avec Biopic’s Factory, du 10 au 26 janvier. Projections en salles, performances : récits de vie en images, permettant de découvrir le processus créatif des artistes présentés.

Au Forum-1, Meggie Schneider et Simon Fravega tiennent leur propre Fabrique à Biopic, entre exposition et plateau de tournage. Chaque jour, ils explorent un épisode biographique structurant, de l’enfance à la mort.

En écho, Chloé Delaume propose un atelier d’écriture en ligne, qui, invite le public à construire avec elle le biopic d’un personnage de fiction.

Elle s’appelle Elisabeth Ambrose, elle a vingt-six ans cet hiver, une poignée de tâches de rousseur et un rôle qui l’attend dans une fiction en cours.

Composer son parcours biographique, images brèves, anecdotes, sur le blog par les commentaire, chacun peu contribuer par un paragraphe-polaroid. Inventer ses souvenirs autant que ses désirs,  transposer de l’intime pour emplir ce personnage de multiples événements.

http://biopic-hors-pistes2014.blogspot.fr/