Mercredi 18 janvier : Liberté-Parité-Sororité, lancement

Mercredi 18 janvier, à 19h, c’est la soirée de lancement d’une résidence de dix mois chez Violette and Co, au 102 rue de Charonne.

Une résidence d’écriture, soutenue par le dispositif de la Région Île-de-France, durant laquelle Chloé Delaume va s’atteler à une pièce de théâtre : Liberté-Parité-Sororité.

Après la dystopie cauchemardesque et romanesque effectuée avec Les Sorcières de la République, il s’agit cette fois de mettre en scène une utopie féministe, où la sororité n’a pas été abandonnée en chemin. Pour ce faire, comme il vous sera expliqué durant cette soirée d’ouverture, un cercle de lectures et de réflexion sera ouvert à la librairie un mercredi par mois, ainsi que des ateliers d’écriture tenus en parallèle au Palais de Femme. L’idée est vraiment de créer une dynamique collective, avec une participation du public : partage d’extraits d’œuvres, restitution des textes écrits en ateliers ou chez vous, rencontre avec des passeuses ou des autrices, discussions sur la sororité, le matrimoine, tentatives d’élaboration d’une société féministe idéale.

Les inscriptions aux ateliers et les premières pistes de réflexion seront lancées, ainsi que le programme fabuleux des dix mois à venir.

01 – Liberté – Parité – Sororité : Chantier 2017, utopie de saison

Précédemment, dans Chloé Delaume, personnage de fiction qui fait plein de trucs :

 Objectif #Meufland – L’idée d’une VIe République Française dont la devise serait « Liberté-Parité-Sororité » ne se résout pas à quitter le cerveau, le corps et l’ordinateur de Chloé Delaume.

En septembre 2016, elle a publié un roman, Les Sorcières de la République qui abordait déjà le sujet. Mais comme elle a de légères tendances nihilistes et que ses personnages pouvaient jeter des sorts, elle a prit le parti de l’utopie qui dérape, de la vengeance souveraine et très bien habillée, de la Terreur en potion, des Bacchantes d’Euripide. Du coup ça a donné une chouette histoire baroque, peuplée de saynètes rigolotes où au barbecue communal grillent les bites des pères incestueux.

Le but des Sorcières de la République était de mettre en scène un cauchemar poussif, dont les données étaient pourtant réelles. Si les femmes étaient soudainement au pouvoir, en ayant d’absolus pouvoirs; incontrôlables, incontrôlées. Si, comme depuis toujours au fond, chacune et toutes perdent de vue la solidarité qui se devrait inaliénable entre-elles, avec ou sans chaudron, que voulez-vous que ça donne? Une répétition de l’Histoire, de l’Histoire de l’Homme. Celle qui engendre, même sans potion, la Terreur, les purges; l’ubris qui surgit durant la mutation dominé / dominant. Si dans le roman ça tourne mal, c’est parce que les femmes n’appliquent pas, ne pratiquent pas, la Sororité. C’est ça la morale de l’histoire, le trou noir, l’oubli de la Sororité, sans quoi pas de Nouveau Commencement, de redistribution, de prise en main du réel. Les Sorcières de la République se voulait un exercice dystopique, un roman d’anticipation qui rappelait combien depuis l’Olympe l’histoire des femmes est invisibilisée. Et également qu’il était temps, entre meufs, de s’organiser.

– Sororité bien ordonnée commence par exclure le mot pouffiasse – Ce que contient le mot Sororité, ce lien de sœur à sœur, en quoi il peut être le Graal, la clef, une arme collective avérée efficace? Des techniques de survie qu’il vaut mieux appliquer, des gestes, des perceptions qu’il suffit de déplacer? Utopie féministe : société sororale.

Dès le premier regard, abolir la notion de rivalité, voir avant tout l’alliée, un rapport établit désormais de sœur à sœur. Ca serait drôlement pratique si on y arrivait. Le problème c’est comment. Comment y arriver.

Le Dire c’est faire on sait bien que ça ne marche pas du tout. Il ne suffira pas de se dire : c’est ma sœur. D’autant que sœur, ça ne va pas, comme référence, du tout. La famille, le sang commun. Le sang qu’ont en commun celles du mot Sororal relève du menstruel et porte un ADN aux brins de luttes invisibles. Pour autant, comment être certaine que la femme qui se trouve en face partage d’emblée, elle aussi, le même principe, le même élan, surtout vue comment elle s’est sapée pour l’entretien d’embauche alors qu’il vous faut ce poste même s’il est hyper mal payé. On fait comment? Faut-il émettre des signes, épingler une fleur sèche au revers de sa veste ou porter un Crop Clitoris d’Anne Larue au-dessus d’un col roulé?  

Il est plus qu’évident que cette brave Chloé Delaume ne peut s’en sortir toute seule. Quant bien même s’engage-t-elle à ce que dans sa nouvelle histoire, les femmes fondent la Constitution de la VIe République sans avoir préalablement égorgé et mangé personne.

Chloé contre-attaque sans vampires – Ainsi a été conçu et lancé le projet Liberté-Parité-Sororité. Imaginer que cette fois-ci ça marche. Une Assemblée des femmes, à la Aristophane, sous la forme d’une pièce de théâtre, raconter les premiers pas et leur suite, le lancement et l’évolution d’une République Française répondant à la devise « Liberté-Parité-Sororité ».  Et parce que le théâtre est un espace citoyen, ouvrir officiellement le chantier, dès ses premières recherches. Faire en sorte que le travail préparatoire deviennent un cercle de réflexion et le lecture participatif; que les thèmes de la pièce se développent à travers des ateliers d’écriture ludiques, accessibles, que la parole, les textes, les idées, circulent. Pour ça elle sera durant dix mois en résidence d’écrivain à la libraire Violette and Co, où il va se passer des trucs expliqués dans le prochain épisode.

En octobre, et plus si affinités

10043024ab52059f8deec0a3c0527f0fSamedi 8 et dimanche 9 octobre : Festival du Livre de Mouans-Sartoux. Samedi 17h, débat  « Femmes en révolution » avec Houda Benyamina, Bouchera Azzouz et Florence Cestac. Dimanche, 16h30, entretien autour des Sorcières de la République.

Lundi 10 octobre : Festival Actoral, 18h, lecture des Sorcières de la République à la librairie L’Odeur du Temps, Marseille.

Mardi 18 octobre : Librairie Sauramps, Montpellier, rencontre et lecture à 18h30.

Mercredi 19 octobre : Librairie Ombres Blanches, Toulouse, à 18h.

Les Sorcières de la République, on the road

Les_sorcieres_de_la_RepubliqueDimanche 4 septembre, à 15h, Forum FNAC Livres, Carreau du Temple. Discussion avec le collectif AJAR et Mathieu Simonet, modération Hubert Artus. Séance de dédicaces ensuite.

Dimanche 11 septembre, à 15h, Fête de l’Humanité, Village du Livre.

Mercredi 14 septembre, 19h30, Librairie Obliques, Auxerre. Lecture et rencontre.

Vendredi 16 septembre, 19h, Librairie Violette and Co, Paris 11e. Lecture et rencontre.

Samedi 17 septembre, Festival Livres dans la boucle, Besançon. Lecture et rencontre.

Samedi 24 septembre, 19h, Librairie Les Cahiers de Colette, Paris 4e. Lecture et rencontre.

Dimanche 25 septembre, Chapiteau du Livre de Béziers, discussion avec Thierry Guichard, lecture et rencontre.

Du 13 au 17 juillet : Ecrivains en bord de mer

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C’est leur vingtième édition, alors ça va être encore plus chouette que d’habitude, comme en atteste le programme.

Mercredi 13 juillet à 17h, rencontre avec Bernard Martin autour des Sorcières de la République. Lecture du début, et d’extraits.

Cette année, chacun d’entre-nous a pu inviter un auteur de son choix, alors je vais pouvoir faire découvrir au public de la Chapelle Sainte Anne le fabuleux Anne-James Chaton. #chocesthétique #totalcontrol.

Il fera une lecture  d’Elle regarde passer les gens samedi 17 juillet à 20h30. La rencontre sera animée par Guénaël Boutouillet.

La Contribution

La Contribution est le premier court métrage de Chloé Delaume, réalisé dans le cadre de la Collection « ECRIRE POUR » de Canal+.

Conseillée par Augustin Trapenard, la Collection a choisi cinq écrivains pour traiter le thème de la trentaine.

Hélèna Villovitch, Chloé Delaume, Maxime Chattam, Simon Liberati (avec Eva Ionesco) et Oxmo Puccino ont donc chacun réalisé un film de 12 minutes pour « La trentaine vue par les écrivains ».

Les cinq courts métrages ont  été projetés au Festival de Cannes 2014, durant la semaine de la critique, ainsi qu’à la Cinémathèque et à la SACEM. Ils ont été diffusés le 12 novembre sur Canal+. La Contribution poursuit sa route depuis :  Festival International du Court Métrage (Clermont-Ferrand, 2015),  #Panorama 8 du Festival Côté Court (Pantin  2015, Festival Cinéma en Liberté (Toulouse, 2015).

              

La Contribution est un film d’anticipation.

2084, la crise économique mondiale, les catastrophes écologiques, l’épuisement des ressources naturelles, la démographie qui explose. L’Organisation Mondiale des Nations Conscientes du Problème applique donc la Contribution. Chaque fin d’année un pays tiré au sort doit éliminer tous les individus âgés de 30 ans.

Louise et Ivan, jeunes mariés, sont conviés à leur dernier réveillon. Louise aimerait être libre, encore un tout petit peu. Comme dans n’importe quel conte qui se passe une nuit de pleine lune, ça risque de mal tourner.

Louise est interprétée par Anne Steffens, Ivan par Milan Mauger, Rebecca par Milo McMullen. Suzanne Finet, Mady et Monette Malroux, Max Ollivier et Bernard Pagès jouent l’étrange staff républicain. Les Contribuants sont habillés par Dévastée; l’intégralité de la BO a été composée par The Penelopes.-

Chef opérateur : Grégoire De Calignon – Son : Xavier Rémy, Raphael Mouterde – Monteur : Thomas Marchand – Produit par Manufactura : Alain Benguigui, Thomas Verhaeghe, Nicolas Leprêtre.


La Contribution est le premier court métrage de Chloé Delaume, réalisé dans le cadre de la Collection « ECRIRE POUR » de Canal+.

Conseillée par Augustin Trapenard, la Collection a choisi cinq écrivains pour traiter le thème de la trentaine.

Hélèna Villovitch, Chloé Delaume, Maxime Chattam, Simon Liberati (avec Eva Ionesco) et Oxmo Puccino ont donc chacun réalisé un film de 12 minutes pour « La trentaine vue par les écrivains ».

Les cinq courts métrages ont  été projetés au Festival de Cannes 2014, durant la semaine de la critique, ainsi qu’à la Cinémathèque et à la SACEM. Ils ont été diffusés le 12 novembre sur Canal+. La Contribution poursuit sa route depuis :  Festival International du Court Métrage (Clermont-Ferrand, 2015),  #Panorama 8 du Festival Côté Court (Pantin  2015, Festival Cinéma en Liberté (Toulouse, 2015).

              

La Contribution est un film d’anticipation.

2084, la crise économique mondiale, les catastrophes écologiques, l’épuisement des ressources naturelles, la démographie qui explose. L’Organisation Mondiale des Nations Conscientes du Problème applique donc la Contribution. Chaque fin d’année un pays tiré au sort doit éliminer tous les individus âgés de 30 ans.

Louise et Ivan, jeunes mariés, sont conviés à leur dernier réveillon. Louise aimerait être libre, encore un tout petit peu. Comme dans n’importe quel conte qui se passe une nuit de pleine lune, ça risque de mal tourner.

Louise est interprétée par Anne Steffens, Ivan par Milan Mauger, Rebecca par Milo McMullen. Suzanne Finet, Mady et Monette Malroux, Max Ollivier et Bernard Pagès jouent l’étrange staff républicain. Les Contribuants sont habillés par Dévastée; l’intégralité de la BO a été composée par The Penelopes.-

Février, Brest – Radio, jury

cartouche2016Longueur d’ondes est un festival entièrement dédié aux écritures radiophoniques.

Cette année, Chloé Delaume y participe en allant parler littérature & radio dans un lycée le vendredi 5 février. Le samedi, à 15h, Table ronde avec Richard Kalisz et Claudio Pazienza sur « L’esthétique de l’être aimé ». Ensuite, ce sera l’heure de se concerter avec les autres membres du jury du prix Petites Ondes. 22 documentaires sonores reçus, des formes narratives différentes, des filiations directes et autant de pas de côté. Des premières tentatives, pourtant beaucoup de maîtrise. #aprèsviendrontdesnoms #devoirderéserve