11 décembre : Liberté-Parité-Sororité à la Loge

Durant dix mois, Chloé Delaume a développé un projet autour des utopies féministes,  Liberté-Parité-Sororité, dans le cadre des Résidences d’écrivains en Région Île de France. Des échanges et lectures à la Librairie Violette and Co, et des ateliers d’écriture au Palais de la Femme, pour penser ce monde autrement, à l’heure où l’invisibilité cesse enfin à coups de hastags. Matrimoine et sororité, filleules, marraines, langue et grammaire : pour changer de devise, il faut s’organiser.

Lundi 11 décembre, à La Loge,  sont restitués des fragments du livret écrit en ateliers, portés sur scène par la comédienne Elisa Monteil. Paroles et propositions de femmes pour une société autre; voix et textes de femmes pour modifier le devenir des parcours obligés. Sonorisée par la compositrice Sophie Couronne, une heure en utopie violette, avec en fil rouge une lecture par Chloé Delaume d’extraits de son ouvrage en cours, Sororisation Générale. Bonjour à nous, bienvenue chez vous et n’oubliez pas de réserver.

La Loge, 77 rue de Charonne, Paris 11e – 20h.

Samedi 14 octobre : La nuit des Sorcières est à Lille

Ce soir-là c’est la Nuit des Bibliothèques et la lune sera décroissante. À la Médiathèque Jean Lévy il va donc se passer des trucs, et probablement pas qu’un peu, rapport à la renaissance de la revue Sorcières, éteinte depuis 1982. Certains balais viendront de Belgique, tous les sorts seront féministes, les lectures et les souhaits nombreux; Milady Renoir enchantera, les cartes ouvriront le territoire. Mais tout est expliqué ici

Chloé Delaume et la chanteuse Kinoko proposeront ensemble une performance, concoctée à partir du roman Les Sorcières de la République. L’idée est signée  Melpomène et Polymnie, rapport à Chloé seule, c’est vraiment plus possible. Le stylisme, lui, par Dévastée.

Samedi 14 octobre À partir de 19h – Médiathèque Jean Lévy 32-34 Rue Edouard Delesalle – Lille.

Vendredi 6 octobre, avec Lydie Salvayre et en sororité

C’est le dernier rendez-vous à la librairie Violette and Co, avant le grand final de la résidence d’écriture Liberté-Parité-Sororité en novembre.

Pour clore ce cycle de rencontres, de paroles et de lectures, Chloé Delaume invite Lydie Salvayre, qui est à la fois son autrice favorite et sa Fée des Lilas.

Lydie Salvayre vient de publier Tout homme est une nuit. La question du rejet, de la peur, de l’étranger; les mécanismes mêmes du fameux vivre-ensemble sont la matière du livre. Elle en lira quelques extraits. Mais surtout, évoquera son parcours, pédopsychiatre, autrice  régulièrement traduite et adaptée au théâtre, un Prix Décembre et Goncourt. Dans son oeuvre, des femmes, souvent le rapport mère/fille. Parmi ses livres, 7 femmes, soit autant de portraits de figures littéraires. Une soirée sororale, la pluie n’y pourra rien.

Librairie Violette and Co, 102 rue de Charonne, Paris 11e, à 19h.

10 – Une oeuvre de femme(s)

Après avoir exploré divers aspects de la littérature féministe durant les rendez-vous précédents, Chloé Delaume a fait entrer le 7 juin dans le cercle sororal une autrice contemporaine dont elle affectionne particulièrement l’oeuvre et la démarche : Nathalie Kuperman.  Nathalie Kuperman est née en 1963. Son premier roman, Le Contretemps, a été publié en 1999. Depuis, dix romans, relevant de la veine réaliste, où la psyché des héroïnes vacille, bascule,  irrévocablement.

Des jeunes filles ou des femmes qui perdent la raison en cherchant leur identité, souvent lié aux rapports mère/fille. Un grain de sable et tout déraille, révélant des traumas enfouis, des psychoses sous contrôle, des névroses familiales. Et toujours la violence de notre société. L’autofiction n’est jamais loin et la langue se fait toujours juste, à l’instar des mécaniques psychologiques enclenchées et décrites.

 

10 – Une aventure dont vous êtes l’héroïne

Chloé Delaume et Nina Yargekov se connaissent depuis longtemps (si vous voulez en savoir plus : ici une officielle soirée sororale menée par Guénaël Boutouillet, où elles vous racontent tout).

Mercredi 24 mai, elles ont tenté d’aborder la question de la sororité de façon frontalement décalée, en mettant les participantes (le féminin était majoritaire) face à des situations absurdement extrêmes. Ça commence donc comme un livre dont vous êtes le héros, pour rapidement virer au quizz et traverser divers décors #modeabusator

Mercredi 14 juin : Extraits de la pièce en cours & du livret collectif

Voilà six mois que Chloé Delaume a établi son QG à la Librairie Violette and Co et au Palais de la Femme. Des rencontres, des lectures, des échanges. Question sororité dynamique, on s’en est plutôt bien sorties. Alors ce soir, un point et des lectures.

La pièce Liberté-Parité-Sororité : Présentation de la structure de la pièce de théâtre en cours d’écriture, des choix effectués, de l’influence des séances et rendez-vous passés. Lecture d’extraits présentables à ce stade. Le texte sera finit à la fin de l’été, et fera l’objet d’une lecture à l’automne.

Le livret, recueil des textes écrits durant les ateliers d’écriture co-animés avec Catherine Bédarida au Palais de la Femme : présentation et lecture de textes.

Librairie Violette and Co, 102 rue de Charonne, Paris 11e, à 19h –

Mercredi 7 juin : Nathalie Kuperman est des nôtres

Après avoir exploré divers aspects de la littérature féministe durant les rendez-vous précédents, Chloé Delaume souhaite le 7 juin vous faire découvrir une autrice contemporaine dont elle affectionne particulièrement l’oeuvre et la démarche : Nathalie Kuperman

Nathalie Kuperman est née en 1963. Son premier roman, Le Contretemps, a été publié en 1999. Depuis, dix romans, relevant de la veine réaliste, où la psyché des héroïnes vacille, bascule,  irrévocablement.

Amoureuse (Le Contretemps) au point d’être visiteuse (Rue Jean Dolent) ; adolescente perdue (Tu me trouves comment?, Petit Déjeuner avec Mick Jagger), patronne bordeline (J’ai renvoyée Marta), employée broyée (Nous étions des êtres vivants), autofictionnaliste (Les raisons de mon crime, La Loi Sauvage).

Des jeunes filles ou des femmes qui perdent la raison en cherchant leur identité, souvent lié aux rapports mère/fille. Un grain de sable et tout déraille, révélant des traumas enfouis, des psychoses sous contrôle, des névroses familiales. Et toujours la violence de notre société. L’autofiction n’est jamais loin et la langue se fait toujours juste, à l’instar des mécaniques psychologiques enclenchées et décrites.

Il s’agira donc d’une rencontre animée par Chloé Delaume où Nathalie Kuperman retracera son parcours et lira des extraits de son oeuvre.

Par ailleurs, Nathalie Kuperman est également autrice de nombreux ouvrages jeunesse, qui font d’excellents cadeaux, même s’ils ne seront pas évoqués durant la rencontre.

Librairie Violette and Co, 102 rue de Charonne, Paris 11e, à 19h –

09 – Sororalement nôtre

C’était mercredi 5 avril, chez Violette and Co.  Une séance un peu particulière, un réel cercle de parole, afin de nous interroger ensemble sur la notion de sororité, telle qu’elle est perçue et vécue intiment. D’échanger des expériences et des techniques personnelles, de cerner les situations récurrentes au sein des parcours individuels. Les obstacles à la sororité sont multiples, sournois; il n’est pas toujours aisé de se défaire du syndrome de la Schtroumpfette, et encore moins de maintenir un pacte de non agression, surtout lorsqu’il s’avère unilatéral. Comment faites vous, vous-même? Comment s’est construite votre perception sororale ? Avez-vous des trucs et astuces pour neutraliser la rivalité et développer cette solidarité si spéciale qui nous permettrait de sauver le monde? Les dernières  générations féministes ont su se saisir de nouveaux outils, permettant  une visibilité accrue, tant dans les médias traditionnel que sur les réseaux sociaux. Pour autant, la violence des trollettes qui n’aspirent qu’a incarner l’amalgame de l’autorité et du charme sur twitter, c’est pas plus fatoche à gérer.

*La sororité relève de l’intime et du public. Parce que dans le privé, faut quand même pas charrier, on a toutes des copines sur qui on peut compter, avec qui on fait bloc, des piliers dispersés, un socle ou une grosse team. Faire bande, c’est pas le plus difficile. Le plus difficile c’est de modifier le regard qu’on pose sur une fille. Ce qu’on se dit dans sa tête, les tous premiers réflexes. Ce qui va alimenter le mécanisme de dissolution de la sororité au contact de l’espace public, ensuite, aussi. C’est très rare que le privé ne soit pas politique. Quoique. De nos jours, le privé est un outil de com. Il ne reste que l’intime. L’intime est politique, l’intime et le public. Là, la sororité, c’est bien plus compliqué que tenir sa page FaceBook.